Nous reprenons vite la voiture pour se rendre à CANTOBRE. Nous apercevons de la route, les coureurs, semblables à de petites fourmies, au sommet des crêtes. Très impressionnant, on les envie presque.
Ils cheminent en bordure des falaises. De la route c'est magnifique, mais je pense que de là-haut, à condition de ne pas avoir le vertige, la vue doit être splendide.
C'est une étape de haute volée avant de rejoindre la célèbre descente de CANTOBRE, très technique, aérienne demandant beaucoup de prudence. En plus, à ce moment de la compétition, les genoux et les cuisses ne sont que douleurs.
Je me place sur le vieux pont de CANTOBRE en dessous des falaises rouges, pendant que les filles et Patrick se placent au ravitaillement.
La barrière horaire éliminatoire à ce niveau de l'épreuve est fixée à 16h30.
A 16 h 15, mon portable sonne, c'est notre JACQUOT qui m'annonce douloureusement qu'il se trouve encore au sommet des crêtes, qu'il entame la 1/2 heure de dure descente, qu'il est au bout du rouleau. Qu'il faut l'accueillir avec une couverture. Je le rassure quant à notre présence pour le récupérer, le félicite, l'encourage encore, j'en ai mal pour lui. Mais ce qu'il a fait est tellement beau.
Je vois passer CHRISTOPHE plein d'humour pour la photo souvenir, OLIVIER qui affiche un sourire crispé mais un sourire quand même, et THIERRY égal à lui-même (une machine bien huilée, au rythme régulier).
Pour les autres, ce n'est pas fini, il faut encore rejoindre le Roc Nantais. Encore une côte, la dernière pour se hisser à la ferme du Martoulet. Au départ, on se refait une santé sur la petite route de la centrale hydroélectrique. Puis la montée est vite là, technique, pour rejoindre un passage sous falaise, un gros coup de cul et voilà le final en douceur mais qui fait mal.
Le Roc Nantais est enfin là avec sa célèbre descente, toujours aussi rude et pentue pour fondre sur Nant.